Werdok dans l'Isoloir

Un blog de gauche

21 février 2007

Interprétation des sondages

Pour rebondir sur mon post de l'autre jour et la brève de Daniel Schneidermann sur le Big Bang Blog, juste la comparaison du Figaro et de Libé sur le sondage du jour :

En bonne place à la Une de libe.com


Sarkozy baisse dans un sondage
Selon un sondage CSA- le Parisien -i-Télé réalisé à chaud, au lendemain du passage de Ségolène Royal sur TF1, lundi, Nicolas Sarkozy l'emporterait toujours au second tour, mais avec 51 % des voix seulement contre 49 % à Ségolène Royal. Le candidat UMP perd quatre points par rapport à un précédent sondage CSA réalisé les 14 et 15 février. Au 1er tour, Royal progresse de deux points à 29 % et devance Sarkozy qui perd 5 points à 28 %. François Bayrou, troisième, recueille 17 % (+4), et Le Pen est stable à 14 %. (1) Réalisé par téléphone le 20 février auprès de 884 personnes.


On met l'accent sur le 2e tour avec un écart réduit au maximum et surtout sur la chute de Sarkozy. On ne parle pas du passage en 1e position de Royal au 1e tour (c'est logique, on s'en fout un peu, non?)

Caché dans le dossier Elections 2007 du Figaro en ligne


Royal réduit l’écart dans un sondage
L’amorce d’un tournant ? S’il est trop tôt pour le dire, le sondage CSA pour Le Parisien et I-Télé, réalisé au lendemain de la prestation de Ségolène Royal sur TF1 a mis du beaume au cœur des socialistes

La candidate PS enregistre en effet une hausse de deux points, avec 29% d'intentions de vote au premier tour. Ce qui lui permet de devancer Nicolas Sarkozy, en baisse de cinq points par rapport au précédent sondage CSA des 14-15 février avec 28% d’intentions de vote. Le candidat de l’UMP est en revanche toujours donné gagnant au second, mais avec seulement deux points d’écart sur sa rivale, à 51% contre 49%.
Ce sondage est le 27e d’affilée à pronostiquer la victoire du candidat de l’UMP au second tour. Autre grand gagnant de ce sondage, François Bayrou, qui gagne quatre points au premier tour et recueille 17% des intentions de vote, devant Jean-Marie Le Pen (Front National), crédité de 14% comme lors du précédent sondage CSA
Etude réalisée mardi, au lendemain de l'émission de TF1, par téléphone auprès de 900 personnes
On relativise l'évenement de la perte de points de Sarko pour insister sur la victoire au 2e tour et surtout sur la permanence de ce fait là : la victoire pronostiquée de Sarko...


A noter que ma 3e référence, le Monde n'en parle pas (en tout cas, pas de façon visible) et préfère mettre en exergue trois articles parlant de Bayrou... Cette fois, c'est clair : Bayrou va avoir du mal à dire que tout le monde médiatique est contre lui...
Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy s'en prennent à François Bayrou - Le système ne l'aime pas, c'est clair.
François Bayrou est "une variante de la droite", selon Jack Lang - Un vieux du système, qui plus est mitterrandolatre.
François Bayrou annonce une "nouvelle époque" - Au moins, François est là pour nous sauver

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20 février 2007

J'ai une question à poser à Ségolène


Les comptes rendus des principaux journaux sur l'émission d'hier soir de TF1 avec Ségolène Royal sont assez intéressants à décrypter.

Pour ma part, je l'ai trouvé bien en place, très sereine, bien mise en confiance par les premières questions sur les domaines qu'elle maitrise bien. On peut regretter qu'elle ne soit pas entrée plus concrètement dans certaines propositions, mais le format de l'émission ne s'y prête pas. Par contre, j'ai bien aimé la façon dont PPDA a animé le débat, en particulier en regroupant plusieurs questions sur le même thème. Dernier point que je ressors de cette émission : les français (ceux du panel en tout cas) sont quand même très égocentrés. Parce que si le mot favori de Ségolène Royal a été "Vous avez raison", toutes les questions comprenaient le phrase "Pour ma part" ou "Dans mon entourage"...

Pour commencer, comparons les titres et les chapeaux
Le Monde - Sur TF1, Ségolène Royal maintient le cap - Lundi 19 février, sur TF1, la candidate socialiste a cherché à se positionner à gauche tout en brouillant les lignes, dans la lignée de son discours de Villepinte. Elle a réussi son rendez-vous, sans coup d'éclat, face à un panel de téléspectateurs pas plus incisifs que lors des émissions précédentes. - Notons un encart assez visible titré "Plus de compassion que de contradiction".

Le Figaro - Ségolène Royal entre compassion et promesses - Invitée de TF1, la candidate PS a multiplié les engagements tout en restant floue sur leur financement.

Libération - A la télé, Royal à des réponses à donner - Dialoguant hier soir avec un panel de 100 Français sur le plateau de TF1, la candidate socialiste a détaillé son «pacte présidentiel».

Si on s'en tient aux grandes lignes, donc, pas de surprise : Le Monde reste sévère mais juste, tout en gauchisant le discours de Ségolène (pour mieux adoucir celui de Bayrou?). Le Figaro reprend les arguments de la Droite, à savoir Tout le monde il y est beau, tout le monde il est gentil mais ça ne fait pas un programme. Et Libé positive la prestation...

Pour le fond, Le Monde dans son premier paragraphe montre la dimension gauchiste du programme de Ségolène : mesures sociales, interventionnisme de l'Etat, attaques contre les grandes entreprises. Puis on passe ensuite aux propositions originales de la candidate, celles qui se situent "hors du spectre socialiste traditionnel" (de droite? du centre?) : Les références à l'entreprise, aux modèles du nord de l'Europe. Mais elle n'hésite pas, d'après le Monde, à aller vers Sarko quand elle parle de la sanction des chomeurs. Elle a aussi repris ses idées sur la notion de prévention et de sanction, d'après le Monde, assez proche de Sarko, même si elle s'en démarque sur la Police de Proximité. Enfin, un dernier paragraphe sur le style Ségolène, entre expérience (son rappel de son passé et de son expérience politique) et expérimentation (conseils ministériels dans les quartiers, débats participatifs...).

Bref, personnellement, pour avoir regardé l'émission, je trouve ce point de vue assez négatif pour la candidate. En gros, elle se gauchise, mais elle a parfois les mêmes idées que Sarko malgré son style différent. Après l'article d'hier sur Bayrou, je me dis vraiment que le Monde, comme Duhamel, est en train de choisir son camp...

Le Figaro
Le paragraphe d'introduction lance directement l'affaire : elle écoute les internautes de son site, elle est positionnée comme ceci, dans telle tenue. Voilà du factuel et de l'important! Ensuite, trois paragraphes où on s'attache encore à la forme, avec comme angle de tir : la compassion. Avec ce sentiment lancinant que ses propositions ne sont que démagogie pour flatter les plus démunis voire profiter de leurs faiblesses. Ensuite, on s'engage sur l'économie, avec simplement quelques citations "neutres" voire neuneutres pour bien montrer la "complexité" de la pensée de la Dame et le manque de "financement". Enfin, quelques questions politiques avec la question qui a du beaucoup faire rire à droite : « Nous attendons des réponses claires, madame Hollande, euh... madame Royal » et une pique de tafiole rappelant que, si elle met son status de femme en avant, les femmes ne sont guère présentes aujourd'hui dans son équipe.

Le minimum syndical. Difficile de faire méchant avec une prestation plutôt réussie, mais quelques ficelles bien tirées dans la droite ligne des réactions de l'UMP depuis hier soir.

Au tour de Libé. Nonobstant la faute dans le titre, l'introduction laisse penser que l'article va être positif. Le journaliste met en avant dans un premier temps ce qui lui a paru le plus important : la réponse de Ségolène aux questions sur le role d'une femme au sommet de l'Etat. Cette question et surtout la réponse donnée par Ségolène semble symptomatique d'une Ségolène qui a envie, d'une Ségolène professionnelle et volontariste. Un moment fort pour le journaliste. Ensuite, dans le 2nd paragraphe, on replace l'émission dans le contexte de la campagne, puis on décrit là aussi la tenue et la position de la candidate socialiste et enfin son attitude face aux questions (avec un parralèle entre le débat d'hier et les débats participatifs). Puis on arrive au fond des choses dans l'ordre chronologique : les retraites, les bas salaires, puis la petite enfance. Enfin les handicapés et l'euthanasie. Ensuite, on passe à la description des questions économiques et son système gagnant-gagnant, en montrant le difficile équilibre entre entreprise et salarié qu'a réussi Ségolène. La fin traite des questions politiques, celle sur Hollande est vite écartée pour mieux laisser place à la conclusion de l'article, très gaullienne et très forte. Y compris dans la destruction de Bayrou: «Le rassemblement des talents est nécessaire, mais les clivages politiques aussi, car, pour qu'une démocratie soit vivante, il faut des choix»

Si l'article se résume assez à un déroulage des questions et des réponses dans l'ordre chronologique, l'approche idéologique soustendue met en avant une Ségolène Royal ouverte, dynamique, pleine d'idées et de propositions, à l'écoute des français...

Je ne vous surprendrais pas en vous disant que les impressions de Libé rejoignent celles que j'ai eu en écoutant la télé hier soir. Pour rebondir sur mon post sur les temps d'antenne, ces émissions, quelque soient les critiques (et personnellement, j'en ai beaucoup) qu'on peut faire à propos de leur forme, sont importantes pour les candidats car il s'agit véritablement du lancement de la campagne au plus proche des citoyens. Et 8M de téléspectateurs, ce sont des chiffres non négligeables.

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19 février 2007

Sondages, sondages...

Malgré les avertissements de 95, de 2002, voire de 2004 et 2005, les sondages ont toujours autant la côte. Les journalistes passent plus de temps à commenter ou faire commenter des sondages qu'à parler ou faire parler des programmes... Tout ça pour des enquêtes faites sur 900 ou 1000 personnes, avec en plus des corrections suivant l'humeur, les prévisions, les opinions des instituts de sondage. Bref, déjà à la base, l'échantillon est trop faible pour avoir quelque chose de représentatif, mais en plus, il est tellement trafiqué derrière qu'il ne représente plus qu'une chose : l'avis d'un certain microcosme.

Le problème, c'est qu'on diffuse cet avis à l'envi, sans aucune précaution, en la faisant passer pour des statistiques. Bref, après la climatologie expliquée par les statistiques (voir le commentaire à mon texte Ferry, Allègre et les autres), voilà les statistiques au service de la diffusion électorale...

Ces chiffres voudraient effectivement, potentiellement vouloir dire des choses si ils étaient présentés pour ce qu'ils sont et non pour les résultats des élections à venir.

Prenons par exemple la dernière livraison de cette semaine. Les brillants commentateurs relèvent tous que la gauche est foutue et que Sarko a gagné. Pourquoi? Parce que celui ci est à 54 ou 55% (soit à peu près le score de Jospin à cette époque en 2002) et surtout que la Gauche est à son plus bas niveau depuis 1969 (je crois que je l'ai entendu chaque fois que j'ai entendu parler élection ce week end. Ils oublient (sans doute par mimétisme, vraisemblablement par incompétence, peut être par malhonnêté) plusieurs choses :

1. Les sondages de ces jours ci donnent 19% (pour TNS , 25% pour CSA) de gens qui ne s'expriment pas. Soit un taux plus faible que la vraisemblable abstention!

2. Aucune trace sur ces deux sondages de "certitude de vote", de doutes sur les votes. Or, à plus de 2 mois du premier tour, il est normal que cette incertitude soit importante. Il n'y a qu'à voir autour de nous, combien savent pour qui ils vont voter?

3. Un vote de droite captif
A droite, on a aujourd'hui, comme candidats potentiels, Le Pen, Villiers, Sarkozy, Nihous (j'exclue de moi même Dupont Aignan et Lepage qui ne seront sans doute pas sur la ligne de départ) + Bayrou. Le Pen, c'est un électorat ultra captif. Marine Le Pen le rappelait hier à Ripostes : 70% des intentions de vote sont sûres chez Le Pen. Villiers, c'est un peu le même cas. Sarkozy, il est la vedette de cette campagne, le pivot. Bref, ceux qui votent pour lui, veulent vraiment voter pour lui. Les autres sont déjà dans un rejet fort. Nihous est à 1%. On ne l'a pas entendu quasiment sur les ondes.
Reste le cas Bayrou. Un Bayrou à 13% qui capte une part des voix de gauche mais surtout qui à droite, capte une bonne part de l'électorat de droite anti-sarko (car il existe). Je peux me tromper, mais j'ai l'impression que le vote de droite, aux quelques réserves que je vais développer dans le point 5. est à son maximum.

4. Une gauche qui doute
Outre la campagne médiatique visant à décrédibiliser Ségolène et qui a laissé des traces dans l'électorat de gauche, la relative nouveauté du visage de Ségolène nécessite qu'elle s'ancre dans le paysage. C'est normal qu'il y ait des doutes. C'est le même paradoxe qu'en 2002 (les 2 plus vieux, les 2 plus anciens, les 2 avec le plus de casserolles au 2e tour) : dans tous les sondages, les français veulent le renouvellement de la classe politique, mais quand il y a un nouveau visage, il fait peur. Un Bill Clinton n'est pas encore président en France!! Le Pacte Présidentiel sur les rails qui se diffuse petit à petit, l'intervention de ce soir sur TF1, tout cela devrait faire prendre crédibilité à la candidature Ségolène.
Une autre gauche brouillonne : Entre la candidature unique qui n'est plus que celle du PCF, Besancenot qui n'a pas encore ses signatures, Laguillier qui a du mal à se renouveller, Bové qui débarque, Voynet qui s'est fait parasiter par Hulot, les autres canditatures à gauche sont assez floues et donc, logiquement, les gens ne savent pas pour qu'ils vont voter.
Bref, divers facteurs qui rendent la gauche assez difficilement lisible pour le moment et donc des électeurs de gauche qui ne savent pas trop pour qui voter... Et qui donc doivent répondre ainsi dans les sondages.

5. L'écart maxi
Tout cela m'amène à penser qu'on est un peu à l'extrème de l'écart pour le moment. D'autant que quelques grands changements sont à attendre : Le Pen ne fera pas 13% mais plus. Nihous ne fera pas 1% mais autour de 3-4%, voire 5%.
Quant à Bayrou, il joue un peu le rôle de Chevenement en 2002 : le vote "exotique", le vote "différent", le vote "qui fait bien dans les repas et les soirées", mais tiendra-t-il jusqu'au bout? En particulier, le nombre non négligeable d'électeurs de gauche qui sont aller chez lui, vont ils y rester quand il droitisera son discours pour aller pêcher chez Sarko?

Rien n'est joué : lorsque le placement des différents candidats sera fait, lorsque tous les journalistes qui soutiennent Sarko auront subi le même sort que Duhamel (ça va faire de la place dans les têtes de rédaction!!!), quand les programmes vont montrer ce qu'ils sont au delà des discours, la différence va s'atténuer. Et il n'y aura sans doute pas plus de 2 points d'écarts entre Sarko et Ségolène si ils sont tous les 2 au deuxième tour...

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18 février 2007

Ségolène et les médecins

J'ai reçu cette interview par email. Sa publication dans un hebdo professionnel mérite une meilleure diffusion. Avec mes commentaires... C'est une interview faite pour les médecins généralistes, ne l'oublions pas pour la grille de lecture.

Interview de Ségolène Royal du jeudi 15 Février 2007 dans l'hebdomadaire médical "Le Généraliste"

Quelle analyse faites-vous de la réforme de l’assurance maladie lancée en 2004 ?

Ségolène Royal : Cette réforme est un grave échec, et je ne m’en réjouis ni pour les Français, ni pour les médecins, ni pour nos régimes sociaux. Les comptes sont dégradés comme jamais depuis 1995 : plus de 60 milliards d’euros de déficits cumulés sur cette législature, soit près de 1.000 euros par Français. Pendant ce temps, la contribution financière des assurés augmente tout comme les tâches de paperasserie imposées aux praticiens. La réforme de 2004 comportait certaines idées justes mais elles ont été mal appliquées. Le parcours de soin est devenu un « parcours du combattant ». Le système institué est bureaucratique et il culpabilise inutilement les patients. Il est surtout injuste car il soumet les plus modestes à la même contribution que les plus aisés et, en faisant disparaître le tiers-payant, pousse certains à renoncer aux soins. J’ai rencontré des étudiants issus de milieux peu favorisés, pour qui la santé passe après le logement et les repas. Il est inquiétant de constater que, pour l’accès au spécialiste ou à une prise en charge en milieu hospitalier lucratif, même les classes moyennes ne peuvent plus faire face.

Le constat est clair et sans appel : Echec des réformes mises en place depuis 2002. C'est le moins qu'on puisse dire. Sans parler de la hausse de l'automédication dont les chiffres 2006 sont impressionnants : les français ne sont pas dupes : de toute façon, les médicaments ne seront pas remboursés, à quoi bon aller voir un médecin puisque je "sais ce que j'ai". Avec tous les risques d'une prise en charge tardive pour des pathologies plus lourdes.

Face à un déficit abyssal, peut-il y avoir une différence de politique en matière de financement de la santé entre la gauche et la droite ?

SR : Votre question souligne d’abord la très mauvaise gestion qui nous est imposée depuis 2002 : où est le retour à l’équilibre promis pour 2007 ? Où est la maîtrise de la dette sociale? Quant à la différence entre les projets, elle réside dans des conceptions divergentes de la santé et de l’accès aux soins. Si l’on vise un bon niveau de santé de la population avec un égal accès aux services de santé, alors il faut s’appuyer sur un dispositif de financement solidaire. Les efforts demandés à nos concitoyens pour assurer leur couverture maladie doivent être proportionnels à leurs capacités contributives. Mais l’idée de sanctionner chacun par une franchise dont le montant progresserait en fonction de la croissance des déficits, comme le prévoit la droite, me révolte. C’est un mur sanitaire qu’elle veut ériger en bloquant l’accès au médecin pour les plus modestes. Le porte-parole du candidat de l’UMP, qui est aussi ministre de la santé, est bien placé pour savoir qu’une telle formule ne marche pas. Il faut être ferme sur le respect des principes fondateurs de la sécurité sociale, que l’on ne peut résumer à la socialisation des pertes et la privatisation des profits ! Je propose une large concertation avec le Parlement, les professionnels, les partenaires sociaux et les usagers pour adapter l’architecture du financement de la santé. Les régimes complémentaires seront un partenaire essentiel de cette réforme. Enfin, je précise que ne crois pas à la notion de « petit risque » qu’il ne faudrait pas prendre en charge, et dont personne n’a jamais réussi à définir les contours. C’est le service médical rendu qui doit nous servir de repère.

Face à une gestion comptable de la santé telle que le prévoit le programme de Sarkozy, Ségolène Royal, ici ou dans son pacte présidentiel, insiste beaucoup sur l'aspect Prévention de la Santé. On revient enfin à une juste logique des choses : la Prévention au coeur du projet de santé. On n'est pas encore dans la philosophie chinoise où les patients ne payent les médecins que quand ils vont bien puisque le rôle d'un médecin n'est pas uniquement de soigner mais aussi de faire en sorte que les patients ne soient pas malades. Ca me parait la clé si on veut éviter le glissement des dépenses de santé.

Le programme du PS insiste beaucoup sur le rôle du médecin généraliste. Que comptez-vous faire du dispositif du médecin traitant et du parcours de soins ?

SR : Je veux réformer le parcours de soins en le simplifiant, en le transformant en parcours coordonné de santé, et en restaurant pleinement la notion de médecine de première ligne. Mon objectif est la santé pour tous. Ceci suppose bien entendu une approche globale qui ne se limite pas aux soins : notre politique en faveur de l’environnement, du logement social, ou de l’emploi aura non seulement pour effet de soigner les plaies qui accablent le pays dans ces domaines mais aussi de faire progresser le bien-être et donc la santé. Tout ceci n’aura de sens qu’en consacrant le rôle du généraliste. Il faut définir les conditions qui permettent au patient de bénéficier de la prévention et de l’éducation en santé – si négligée aujourd’hui, comme le sont la médecine scolaire et la médecine du travail d’ailleurs -, d’avoir accès au dépistage tout au long de la vie et de bénéficier d’une garantie des soins nécessaires, grâce au tiers payant, notamment.

Bon, une petite couche corporatiste, mais c'est logique, hein? Sinon, simplification, et prévention... Leitmotiv et vrai engagement?

Le développement de la liberté d’honoraires vous inquiète-t-il ? Estimez-vous que l’accès aux soins en France est aujourd’hui menacé ?

SR : Oui l’accès aux soins est menacé. Oui, avec la droite, nous irions vers une médecine à deux vitesses. J’ai entendu de nombreux témoignages de patients qui renoncent à une intervention dans des cliniques, voire à une prise en charge dans le secteur libéral des médecins hospitaliers, parce qu’ils ne peuvent régler la facture. Je suis particulièrement inquiète de la manière dont s’engage le débat sur la création d’un secteur optionnel. Je crois qu’il faut chercher d’autres pistes pour rémunérer la compétence et l’investissement personnel des professionnels, d’où mon souhait d’associer le régime général et les mutuelles à la recherche de solutions innovantes. Nous touchons au cœur d’un débat de société. Soit nous réussissons à établir des honoraires opposables, soit l’accès au médecin est dérégulé et c’en est fini de notre modèle de financement socialisé avec tous les dégâts sanitaires qui en découleraient. A regarder les choix opérés depuis cinq ans, je ne doute pas que cette politique vise en fait à privatiser plus encore notre système de santé : est-ce l’intérêt des médecins de ce pays ?

Un petit rappel de l'autre option envisageable : celle d'une médecine à plusieurs vitesses. On y est déjà, vu le prix de certaines interventions, voire de certaines cliniques ou maternités...

Lors des primaires au PS, vous avez évoqué la crise démographique traversée par la médecine générale. Quelles solutions comptez-vous mettre en œuvre pour les déserts médicaux ? Faut-il innover dans les modes de rémunération ou aller vers un conventionnement sélectif des médecins ?

SR : Nous avons privilégié les solutions incitatives et non coercitives pour répondre à la question de la répartition des professionnels de santé sur le territoire. Je fais le pari d’un pacte de confiance avec les partenaires de santé. Par exemple, je propose, en partenariat avec les collectivités territoriales, des financements de bourses d’études, d’aides à l’installation, et de services aux professionnels. Sur le sujet des modes de rémunération, notamment dans les zones défavorisées, il ne faut pas se focaliser sur la seule rémunération à l’acte. On peut imaginer d’expérimenter des formes d’exercice mixtes, ou proposer à ceux qui le souhaitent d’opter soit pour le salariat, soit pour le forfait. On peut concevoir un exercice confraternel de groupe où travaillent ensemble des généralistes rémunérés à l’acte et d’autres qui font d’autres choix sur la base d’un contrat commun. A cet égard, les maisons de santé que je propose de créer permettront d’avancer dans ces voies nouvelles Je crois qu’il faut préserver la convention nationale, mais rien n’interdit de conclure en plus des accords régionaux et locaux autour d’objectifs de santé et de couverture du territoire. C’est ainsi qu’on peut lutter contre les inégalités. Je pense aussi que l’articulation, au sein d’un territoire de santé, de la PMI, de la médecine scolaire, de la médecine du travail et de la santé environnementale, avec les généralistes est souhaitable.

2 idées intéressantes dans ce paragraphe : le financement de bourses d'étude par les collectivités locales pour former des médecins qui viendraient ensuite exercer sur place. C'est intéressant car cela permettra sans doute à un certain nombre d'étudiants d'avoir des ressources supplémentaires et offrira à un certain nombre des possibilités qu'ils n'auraient pas eu avant. Après, l'écueil est d'envoyer dans les zones rurales les étudiants pauvres en réservant donc de facto les zones urbaines à fort potentiel économique aux fils de famille qui n'ont pas besoin des bourses pour étudier. Mais je préfère l'idée d'un médecin de campagne motivé qui fait ce choix, même si il est financier, au cours de ses études à un médecin démotivé qui serait forcé de venir faire un service civique au sein de la campagne. L'exemple de ma soeur, généraliste à la campagne et heureuse de l'être me renforce dans l'idée qu'il faut de tout pour tout le monde...
L'autre idée est la coordination des différents aspects de la santé. Un certain nombre d'unités de ce type ont déjà vu le jour, sur des initiatives personnelles. Il est intéressant de voir que le Gouvernement peut insuffler un certain nombre de possibilité pour développer ce principe qui est un vrai plus pour les patients et les professionnels de santé eux même.

Le programme du PS propose la création de 500 maisons de santé. Vous en avez expérimenté le concept en Poitou-Charentes. Quels en sont les avantages pour les professionnels et pour les patients ?

SR : La création des maisons de santé répond en partie aux préoccupations que je viens d’exprimer. En Poitou-Charentes, j’essaie, avec les compétences qui sont celles d’un président de région, d’expérimenter des solutions concrètes pour répondre aux problèmes d’organisation des soins dans des territoires souvent sous-médicalisés. Ce que je souhaite avec les maisons de santé, c’est faciliter les conditions d’exercice des médecins et aussi des autres professionnels. Il faut favoriser le travail en commun et répartir la charge de travail pour la rendre compatible avec une vie personnelle et familiale équilibrée. Pour le patient, les maisons de santé garantiront l’accès à un service de santé et une prise en charge globale autour d’un dossier de soins partagé et d’une prévention assurée tout au long de la vie.

C'est un développement du point précédent et pour moi, c'est un vrai plus, une vraie bonne direction pour tout le monde.

Des médecins de ville se plaignent d’agressions et de violence. Quelles sont vos propositions pour enrayer ce phénomène ?

SR : Toute violence est inacceptable, mais elle l’est d’autant plus lorsqu’elle frappe celles et ceux qui se sont placés au service des autres. L’assassinat récent d’une infirmière libérale, drame dont on a peu parlé, m’a bouleversée. Les mesures de sécurité doivent être conçues dans le cadre, notamment, d’un renforcement de la police des quartiers, qui a été supprimée par l’actuelle majorité, et d’une sécurisation des lieux d’exercice. Pour les professionnels qui font des visites ou qui sont seuls, il faudra étendre les dispositions prises dans les hôpitaux avec des équipements du type protection des travailleurs isolés (PTI). Mais il ne faut pas faire du malade, en particulier celui qui est en souffrance psychique un adversaire potentiel. Le renforcement de la coordination des soins devrait permettre de prévenir certains risques. Selon la situation locale, il faudra adopter des plans de sécurité pour les professionnels, notamment dans le secteur de la santé mentale.

Je n'ai pas une grande habitude de la pratique médicale en ville. Je pense qu'au delà de la réelle insécurité dans certains quartiers, il doit y avoir aussi, de la part d'un certain nombre de patients, une exigeance, une impatience qui doit crisper les rapports. Or un rapport soignant/soigné ne peut être efficace que si il repose sur de la confiance et de la sérénité.

La notion de jurys citoyens est une des originalités de votre programme. Cette idée peut-elle faire progresser aussi la démocratie sanitaire ?

SR : Je crois beaucoup à l’expérimentation de cette formule, testée lors des Etats généraux de la santé par Bernard Kouchner et au moment de l’élaboration des programmes régionaux de santé publique. Je propose d’étendre la formule dans les territoires où émergera la volonté de bâtir un projet de santé, fédérant professionnels et institutions et tenant compte des financements disponibles. Je ne veux pas d’un usager simple consommateur, je veux que la santé devienne la préoccupation de citoyens responsables.

J'ai du mal à voir l'intérêt de cette question. Sinon dans l'objectif de mettre une nouvelle fois le citoyen actif au coeur du programme. Peut être que cela répond à mes commentaires de la question précédente vis à vis de la relation du patient avec son médecin

Droite comme gauche insistent sur la nécessité de régionaliser le système de santé. A quelles conditions, cela vous semble t-il possible ?

SR : La régionalisation est indispensable. Il n’est pas possible d’organiser concrètement la santé depuis un ministère, à Paris. Les problèmes sont différents selon les territoires, qu’il s’agisse de démographie des professionnels ou des déterminants de santé. Je propose d’amplifier la régionalisation actuelle en créant des agences régionales de santé où Etat, élus locaux, professionnels, partenaires sociaux et usagers se concertent. Je propose aussi qu’à l’échelon des territoires de santé, par grands bassins de vie, on organise cette concertation autour d’un projet de santé de territoire. Ces projets de santé doivent permettre dans les agglomérations, dans les pays, dans les lieux d’intercommunalité, avec les maisons de santé notamment, de définir un premier niveau de soins primaires. C’est possible à la condition de ne pas vouloir tout codifier et de permettre le financement d’expériences de soins de proximité. Je veux, au delà des orientations présentées ici, vous dire que c’est par la confiance envers les professionnels et en les écoutant pleinement qu’il sera possible de changer les choses. Notre système de santé a un formidable potentiel. Si nous réussissons ensemble à définir un cap et à nous y tenir, alors nous pourrons demain être fiers d’avoir fait en sorte ce que nos concitoyens, et en particulier les plus faibles d’entre eux, aillent mieux.

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09 février 2007

Affaires de scooter

Comme j'en parlais ce matin, je me dois de vous apporter ce complément d'info que je n'avais pas ce matin : Thomas Hollande n'a pas eu son scooter banalement volé devant chez lui alors qu'il n'était pas attaché... Il a été agressé physiquement, ce qui relativise la comparaison entre les deux affaires

Tout le détail

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02 février 2007

CR de la réunion participative Environnement

Je vous en avais parlé, vendredi dernier se déroulait une Réunion participative sur le thème de l'Environnement. Intéressé par ce thème et surtout motivé à l'idée que la candidate socialiste intègre une bonne dose d'écologie dans son programme, je suis allé à ce débat.

Tout d'abord, la participation. Une petite cinquantaine de participants. Un peu déçu par l'age de ceux ci : la faible représentation des 25-45 ans par rapport à la population du bassin d'influence. Présence d'un professeur, expert en environnement et de plusieurs élus.

Après une introduction de l'expert sur l'ampleur des changements climatiques et environnementaux et les enjeux vis à vis de l'énergie, en particulier fossile.

Pas mal de constats partagés au cours du débat, en particulier sur notre vie quotidienne et les économies d'énergie :

  • produits de consommation courante (emballage et type de produit) : le consommateur est relativement coincé dans ce domaine par ce que lui imposent les groupes industriels. Les produits écologiquement responsables devraient devenir la norme grace, peut être, à des détaxes.

  • logement : les solutions sont encore plus difficiles à apporter par le simple consommateur. Les promoteurs construisent des batiments au cout de construction le plus juste. Ce qui est souvent répercuté sur le cout "vie quotidienne" (ex : l'isolation, le chauffage électrique...). Les collectivités locales pourraient être des précurseurs, à condition d'avoir l'information et de simplifier les démarches pour se mettre à la construction durable.

  • Transport : le transport routier est absurde. Comment favoriser le ferroutage sur les trajets internationaux? Comment faire payer le vrai cout du transport routier (pollution, infrastructure?). La voiture individuelle propre est quasiment inexistante sur le marché alors que les solutions existent. A condition d'avoir les infrastructures. Comment expliquer qu'il n'existe qu'une seule pompe GPL sur toute la grande banlieue ouest toulousaine? Sans oublier l'aspect Aménagement du Territoire.

  • La politique énergétique : passer de sources d'énergie centralisées (centrales nucléaires et thermiques, grands barrages fluviaux) à des sources d'énergie décentralisées (éolienne, solaires locales, petites hydrauliques). Avantage en terme de sécurisation des sites et du réseau. Doit on sacrifier l'environnement et le développement durable des pays émergents en leur imposant des solutions économiquement absurdes (mais rentables pour quelques uns) au lieu de favoriser des solutions durables et économiquement viables (ex : la vente de centrales nucléaires à l'Afrique alors qu'il pourrait y avoir des solutions solaires à très bas cout)

Quelques pistes et propositions pour en sortir

  • Changer nos modes de vie, en commençant par l'éducation de nos enfants

  • Favoriser le développement durable en développant la recherche. Grand gisement de travail : les solutions de développement durable ne détruisent pas l'emploi : elles le déplacent

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26 janvier 2007

Ségolène Royal et l’environnement

Pour préparer mon débat participatif de ce soir, j'ai bossé mon Ségolène et environnement :)

Ancienne ministre de l’environnement (au moment du sommet de Rio en 1992), Ségolène Royal, avant même l’irruption de Nicolas Hulot et de son Pacte Ecologique, a placé l’Environnement à une place importante de son action politique et de ses exigences lors de la campagne d’investiture. Pour un écologiste réaliste et pragmatique comme moi, c’était une bonne, une très bonne nouvelle : Enfin, l’écologie sortait de son ghetto et enfin, un homme politique disait « Oui, avec de la volonté, on PEUT »

Pour elle, l’environnement doit être une ambition nationale portée par le Président de la République. Tel un guide, il/elle peut faire de la France un exemple. Elle souhaite que notre pays représente l’excellence environnementale grâce à l’anticipation et à la stabilité de l’action.

L’Ecologie n’est pas seulement la lutte contre les gaz émis, contre les pollueurs. L’écologie n’est pas que la lutte contre les OGM. Certes, on peut la laisser aux mains d’un simple ministre, voire d’un secrétaire d’état. Mais on ne résoudra rien dans le fond des choses. L’excellence environnementale doit forcément intégrer d’autres aspects que les seuls problèmes purement environnementaux. En cela, la proposition de vice premier ministre de Nicolas Hulot a plus qu’un sens : c’est forcément la seule issue, la seule manière de placer l’environnement et le développement durable au cœur de l’action du gouvernement, tel un pré-requis en quelque sorte et non plus comme une contrainte ou une réponse à des contraintes publiques ou européennes.

On ne résoudra les problèmes environnementaux majeurs que par une nouvelle façon de penser l’aménagement du territoire (privilégier les transports publics vers les centres de travail, mixer zones commerciales, zones d’habitation et zones de travail, aider aux développements des centres locaux plutôt que de privilégier les métropoles régionales…), les transports (marchandise, humains, privilégier les circuits courts, intégrer les couts de transports, y compris d’infrastructure…), l’agriculture (privilégier là aussi les bonnes pratiques, les circuits courts, avoir une politique forte et volontariste…) et tous les autres aspects du développement et l’action publique.

Au-delà de la France, Ségolène souhaite aussi profiter de l’Europe pour construire un pole d’excellence environnementale dans Notre Europe. Parce que la problématique est la même dans toute l’Europe (santé publique, environnement, problème du pétrole…), parce que les décisions des uns influent sur les autres, parce que certains pays ont des bonnes idées, parce que certaines régions ont déjà des bonnes pratiques. Elle estime aussi que l’écologie et l’excellence environnementale sont des projets majeurs qui permettraient de remettre l’Europe sur les rails pour ne plus se contenter d’une Europe des marchés. Des projets autour des énergies renouvelables par exemple seraient véritablement moteurs pour l’innovation, la recherche et la construction européenne.

Seule une Europe de l’Environnement pourra répondre durablement aux défis des énergies renouvelables, d’une agriculture subventionnée de façon logique et rationnelle, d’une politique des transports permettant d’anticiper l’après pétrole plutôt que de le subir.

Posté par Werdok à 12:53 - Ségolène - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 janvier 2007

Réunion Participative "Environnement"

Vendredi soir, 20h30, à Lasserre (31) (entre Lévignac, Léguevin et L'Isle Jourdain), réunion participative sur l'Environnement. L'occasion ou jamais d'influencer la campagne électorale du PS vers plus d'écologie, plus d'environnement.

Alors, venez tous! (enfin, ceux qui ne sont pas loin ;))

Posté par Werdok à 07:27 - Ségolène - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 janvier 2007

Tir à vue

C'est l'hymne de cette campagne : le Tir à vue sur Ségolène. Pas un mot, pas une attitude qui ne soient décryptés par ses adversaires. Bien entendu, décrypté de façon négative. Comme si Ségolène devait prouver sa compétence, ses qualités en permanence.

Je me souviens que les nouvelles féministes disaient que pour une femme, arriver au même niveau qu'un homme prouvait qu'elle était 10 fois plus compétente. Parce qu'on laissait passer des choses à un homme qu'on ne pardonne pas à une femme. Démonstration supplémentaire lors de cette campagne. Le pire est que les médias relaient à gogo ce sentiment et cet acharnement, faisant les choux gras sur des broutilles voire (voir mon post sur les petites phrases) sur des interprétations de ces broutilles. L'exemple du Québec est encore frappant puisque les phrases prononcées avec le leader du Parti Québécois n'ont rien de scandaleux. Seulement, c'est Ségolène... Pendant ce temps, Nicolas peut dire lui que l'Amérique avait raison d'aller en Irak (contredisant la politique officielle du gouvernement auquel il appartient) et personne ne semble s'en offusquer.

Au delà de cette exigence envers les femmes, l'autre avantage de cette tactique quelque peu nauséabonde de la part de gens qui veulent "faire de la politique autrement" est de détourner les regards. Le programme de Nicolas Sarkozy est tellement négatif pour la grande majorité des français qu'il vaut mieux que ceux ci ne s'en occupent pas trop. Moins les français regarderont les détails, plus ils croiront les mensonges et les fausses assertions que sortent les UMPistes de quelques semaines.

La bonne nouvelle, c'est que pendant que le Tout Paris se fait gorge chaude de ce genre d'infos, les citoyens participent aux réunions participatives. Et plus Ségolène sera méprisée par une élite de plus en plus coupée de la réalité du terrain (ah, les 4000€), plus elle sera appréciée par la France d'En Bas chère à Nicolas.

L'autre bonne nouvelle, c'est qu'on ne tire pas sur une ambulance... Et que si l'UMP souhaite se débarasser de Ségolène pour la remplacer par un autre candidat capable, c'est qu'elle leur fait peur... Pas pour la France, cela se saurait si c'était leur préoccupation principale, mais bien pour leurs postes. Et puis, Marine Le Pen juge la campagne de Ségolène Royal "inquiétante". Tout va bien :)

J'ajoute un petit lien vers un message de Daniel Schneidermann sur le Big Bang Blog au sujet du thème qui nous occupe aujourd'hui

Nouvelle édition pour ajouter un lien vers un article du Monde sur les méthodes sarkozistes vis à vis de Royal... Ou comment me conforter dans l'idée que la campagne des idées, ce ne sera (encore) pas pour cette fois.

Posté par Werdok à 08:39 - Ségolène - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 janvier 2007

Réunions Participatives à venir

Pour votre information, dans le cadre des réunions participatives destinées à faire remonter à Ségolène Royal les attentes de nous, citoyens, quelques dates à retenir dans l'Ouest Toulousain :

  • 25 janvier - Canton de Toulouse 12  - Vie chère & pouvoir d'achatle

  • 25 janvier à 20h30 - salle Gascogne à Colomiers - Education et accès au premier emploi

  • 26 janvier - Lasserre (31) - Environnement & Codéveloppement à 20h30 Salle du Temps libre

  • 30 janvier - Plaisance du Touch - Vie chère & pouvoir d'achat

les liens : Désirs d'avenir 31 et Désirs d'avenir Forum Midi Pyrénées

Posté par Werdok à 09:56 - Ségolène - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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