04 février 2007
Ferry, Allègre et les autres
Je suis tombé par hasard (vraiment par hasard puisque je n'ai pas cette chaine à la maison) sur le débat Ferry/Julliard sur LCI samedi 2 février matin. Le premier sujet était l'Ecologie, suite à l'actualité de la semaine et à la remise du rapport sur le réchauffement climatique...
On savait qu'Allègre, outre le fait de ne pas aimer Ségolène, ne croyait pas un seul instant au réchauffement climatique induit par l'effet de serre... J'ai appris lors de ce débat, qu'un autre ex-ministre de l'Education mettait également la parole des experts en doute... Faut les comprendre : Allègre et Ferry sont des Grands Savants. Tellement Grands qu'ils ont été Ministre de l'Education, eux! Je comprends surtout pourquoi ils se sont lamentablement plantés à ce poste : un peu d'humilité n'a jamais fait de mal à personne et quand on est philosophe ou physicien, lire et prendre en compte les études d'un océanographe ou d'un climatologue à propos du réchauffement climatique n'est ni une insulte à son égo, ni du temps perdu...
31 janvier 2007
Appel du 1e février 2007
Le1er février 2007, dans toute la France :
Participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !
L’Alliance pour la Planète (groupement national d’associations et d'organisations préoccupées par la protection de l'environnement) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur l’urgence de la situation et sur l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte pas cher (au contraire !), et ça prouvera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.
Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le rapport du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC). Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.
Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l’élection présidentielle!
Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux !
29 janvier 2007
RoundUp nettoye même les poissons
Le tribunal de Lyon vient de condamner le géant de l'agrochimie Monsanto pour «publicité mensongère». ( Libération, S 27 01 07 , Eliane PATRIARCA)
C'est la victoire de David contre Goliath. Monsanto, le mastodonte de l'agrochimie, dont le siège français se trouve à Bron, dans la banlieue lyonnaise, était poursuivi pour publicité mensongère autour du Roundup, le désherbant le plus vendu au monde, par l'association Eaux et rivières de Bretagne (ERB). Vendredi à Lyon, Monsanto Agriculture France a été condamné à payer une amende de 15 000 euros. Le distributeur du Roundup, la société Scotts France, poursuivie pour les mêmes faits, a aussi été condamnée à une amende de 15 000 euros. Le tribunal correctionnel a également ordonné la publication du jugement dans le quotidien le Monde et dans Maison & Jardin Revue. ERB avait déposé sa plainte en 2001, scandalisée par la campagne publicitaire déployée par Monsanto. Leader en France de la vente de pesticides aux particuliers, l'agrochimiste a bâti le succès de sa gamme phare sur une image «écolo». Qualifié dans les publicités de «biodégradable», le Roundup (une dénomination générique pour une gamme de produits) était aussi censé «respecter l'environnement», «laisser le sol propre».
«En 2000, Monsanto s'est payé une grosse campagne de pub à la télé pour le Roundup. Nous, on venait d'obtenir les résultats d'études qui montraient la présence massive de glyphosate, la matière active du Roundup, dans les rivières bretonnes», se souvient Gilles Huet, délégué de l'association (1). Or le glyphosate est un produit dangereux pour l'environnement et la santé, dont la présence dans l'eau et les aliments est réglementée par de multiples textes français et européens. En 2001, il est classé par la Commission européenne comme «toxique pour les organismes aquatiques» et pouvant «entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement». «Avec ses pubs mensongères, Monsanto a favorisé la banalisation de l'usage de ce pesticide, le plus vendu aux jardiniers amateurs», déplore ERB. Une banalisation qui se traduit, selon l'association, par le fort taux de pollution des eaux françaises : les deux molécules chimiques issues du Roundup sont détectées respectivement dans 55 % et 35 % des eaux superficielles (2). Aux Etats-Unis, à la suite d'une procédure judiciaire menée dans l'Etat de New York, Monsanto avait dû cesser, dès 1996, ce type de publicité sur le territoire américain. Mais en France, ce n'est que depuis 2003 que les produits Roundup ne sont plus porteurs de ces qualifications fallacieuses. Depuis 2001, la toxicité du Roundup pour l'environnement et la santé a été confirmée par de nouvelles études scientifiques. «L'équipe du Pr Robert Bellé, du CNRS de Roscoff, a mis en évidence le caractère potentiellement cancérigène de l'herbicide (1), précise Jean-Paul Guyomarc'h, responsable du dossier pour ERB. Celle de Gilles-Eric Seralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen, montre que le Roundup est aussi un perturbateur endocrinien.»
Le procès avait été reporté deux fois. Mais vendredi, dans son jugement, le tribunal correctionnel de Lyon a estimé que «l'utilisation combinée sur les étiquettes et emballages des termes et expressions "biodégradable", "laisse le sol propre", etc., [...] pouvait laisser faussement croire au consommateur à l'innocuité totale et immédiate desdits produits par suite d'une dégradation biologique rapide après usage [...] alors qu'ils peuvent au contraire demeurer durablement dans le sol, sous la forme de glyphosate et de son adjuvant, voire se répandre dans les eaux souterraines».
Plus gênant encore pour Monsanto, la justice a considéré que l'industriel savait parfaitement, et «préalablement à la diffusion des messages publicitaires litigieux, que les produits visés présentaient un caractère écotoxique». Pour le porte-parole de Monsanto France, Yann Fichet, ce jugement «ne remet pas en cause l'utilité des produits de la gamme Roundup». «Il existe une relation de confiance entre nos produits et ses utilisateurs, et nous pensons que les consommateurs continueront à utiliser le Roundup», ajoutait-il vendredi. Monsanto étudie la possibilité de faire appel. Au contraire, pour Eaux et rivières de Bretagne, à qui Monsanto doit verser 5 000 euros de dommages et intérêts, «cette condamnation met fin au mensonge de la firme, remet les pendules à l'heure» et «constitue une excellente nouvelle pour la protection de l'eau». D'ailleurs, rappelle ERB, l'article 36 de la loi sur l'eau adoptée le 30 décembre dernier prohibe «les publicités pouvant donner une image exagérément sécurisante ou de nature à banaliser l'utilisation des pesticides».
(1) Libération des 29 octobre et 5 novembre 2004.
(2) Dernier rapport de l'Institut français de l'environnement.
18 janvier 2007
Les Justes au Panthéon
Voilà une nouvelle qui a failli passer à la trappe : l'entrée des Justes au Panthéon. La Maison des Grands Hommes accueille des hommes et des femmes normaux, sauf qu'ils ont, à un moment donné de leur existence, choisi la grandeur de l'Ame plutôt que la Peur ou la soumission.
A ceux là, je dis Chapeau et Merci
Que vous ne serviez pas d'alibi, mais d'exemple
Et que nous soyons dignes de vous
09 janvier 2007
Pouvoir d'achat...
Je reviendrais sans doute plus longuement sur la notion de service public et ce qui va avec dans d'autres articles. En attendant, nos amis d'Orange ont augmenté de 50% le prix minimal mensuel à débourser pour avoir un téléphone portable (la mobicarte la moins chère est passée de 10€ pour 1 mois à 15€ pour 1 mois, celle de 10€ ne durant plus que 15 jours)...
Mais non, messieurs-dames, l'inflation n'existe pas, le pouvoir d'achat augmente... Tout n'est qu'illusion... Dormez bien, on s'occupe de vous... plumer...
02 janvier 2007
Bonne année
Comme il est d'usage par les temps qui courent, je souhaite à mes nombreux lecteurs une bonne année 2007.
Comme il est d'usage par les temps qui courent, j'espère qu'elle vous apportera bonheur et santé... Et une nouvelle présidente bien sûr.
En tout cas, je ne regretterais pas 2006... L'année où le Ballon d'Or est revenu à un gars fortement suspecté de dopage et impliqué, par sa présence durant 6 mois à la Juve, dans le scandale majeur du football de ces 10 dernières années. L'année où le Tour de France est revenu à un gars qui se fait choper positif le jour de son exploit. L'année où l'apparence est plus importante que le reste...
Finalement, la fin d'année a été très illustrative du reste de cette année. Outre le ballon d'Or, c'est aussi Sarkozy seul candidat à l'investiture UMP après un simulacre de débats et un semblant de "multi-candidature" pour faire croire à la Démocratie (ce qui résume très bien à mon sens l'action de notre cher Ministre de l'Intérieur). C'est aussi S.Hussein exécuté la veille de l'Aït... preuve que certains, et les américains en particulier, ont une notion toute relative du respect de la croyance de l'autre.
Bref, si il n'y avait eu la mort de Pinochet, celle de Hussein (même si j'aurais préféré qu'elle soit naturelle), celle du Grand Turkmenbachi, la quasi mort de Castro, cette année aurait été horrible...
Souhaitons que 2007 soit plus gaie et qu'un sourire vienne l'illuminer
01 mai 2006
Voyage en Europe
Il n'y a pas à dire, en 30 ans, le voyage en Europe s'est énormément démocratisé et est devenu de plus en plus facile sous l'impulsion de la libre circulation des personnes en 92 et de la multiplication des liaisons aériennes...
Toutefois, tout cela connait quand même pas mal de raté. Ne parlons pas du réacheminement des appels de portable (la Commission a tapé du poing sur la table), ni des frais bancaires apposés aux usages européens des cartes bancaires (de toute façon, "ils" sont toujours très forts pour cela, les banquiers :)), non, arrêtons nous seulement aux conditions de transport.
Il y a quelques semaines, j'ai du faire Toulouse/Nuremberg pour une intervention de 2h lors d'un séminaire. J'avais prévu d'arriver en début d'après midi du lundi pour intervenir le lundi en fin d'après midi et repartir le mardi matin pour pouvoir travailler au bureau le mardi après midi. Tout s'est bien passé... jusqu'à Roissy où 50 minutes ne suffisent pas toujours (surtout quand l'avion se gare loin des terminaux) pour changer du terminal 2F au terminal 2D et où j'ai donc raté ma correspondance (notons que je suis arrivé 15 minutes avant le départ du vol pour l'embarquement, mais que c'était déjà trop tard, les liaisons régionales, pour un vol de 1h30, vous proposant 15 minutes de bus puis 20 minutes de déplacement en avion avant de décoller...).
Cette fois, rebelotte. La mission que j'ai acceptée en toute connaissance de cause : Toulouse/Paris CDG, 55 minutes de transit pour un CDG/Frankfort. Puis re-55 minutes de transit pour un ICE (le TGV allemand) vers Göttingen et enfin une liaison locale en TER pour arriver enfin sur mon lieu de travail, 9h après mon départ de la maison à 30km de Toulouse...
C'est parti, j'ai de la marge. Je me suis enregistré sur le site web d'Air France en fin de matinée pour être plus tranquille à l'aéroport de Toulouse. J'ai pris un siège devant sur le 1e vol pour sortir plus vite et passer ainsi rapidement du Terminal 2F au terminal 2D dans Roissy. J'arrive à Blagnac... Travaux... et surtout plus de place au parking longue durée proche du terminal. Je commence à pester en allant à l'autre de bout, au nouveau parking 5 où je ne trouve qu'une place à perpette. Bref, le temps de voir la fermeture du parking 2, de trouver un place au 5, de revenir à l'entrée du parking prendre la navette (le nouveau parking n'est accessible que par navette vu qu'il doit être à 3 kilomètres de l'aérogare), d'attendre qu'elle veuille partir, de revenir avec à l'aérogare, j'ai bien perdu 15 minutes. Heureusement que je suis toujours prévoyant. En revenant, je regarde le 2. Contrairement à ce que je pensais, ce ne sont pas les vacances qui ont rempli le parking, mais des travaux qui ont déplacé les parkings voiture de location et donc on se retrouve avec un minuscule parking 2. Depuis 10 ans que je prends régulièrement l'avion de Blagnac, chaque fois qu'ils décident de faire un nouveau parking "pour le confort des voyageurs" cela se traduit par une détérioration des conditions de stationnement pour ceux qui payent leurs places. Le plaisir du "monopole capitalistique" ou quand une CCI ne recule devant aucun scrupule pour se faire du fric (notons que dans le même genre de principes, une seule navette, toutes les 20 minutes, permet d'aller en centre ville... pour -il y a 10 ans- 30F aller/retour alors que Blagnac est l'un des aéroports les plus proches du centre ville de toute la France).
Bref, je suis déjà chauffé à bloc en arrivant à l'embarquement et heureusement qu'il est à l'heure et que le policier au controle n'est pas trop chiant.
Je m'assois dans mon avion, le vol sur Paris se passe bien avec le jus d'oranges et les 2 galettes St Michel réglementaires. Voilà Roissy qui s'annonce. Bonne nouvelle, on annonce une arrivée au terminal 2D (celui de ma correspondance). Mauvaise nouvelle, dans la liste des correspondances (des passagers de l'avion je pense), pas de Frankfort. Optimiste, je me dis que c'est un oubli parce que je dois être le seul à faire cette correspondance. A aucun moment, je ne pense à ce que je vais voir lors de mon débarquement.
On se gare sur une passerelle, descente rapide de mon siège au 5e rang. J'arrive dans le hall du 2D, que je connais bien pour y avoir passer 6h lors de mon voyage vers Nuremberg. J'ai 30 minutes avant l'embarquement suivant. Cool... Voilà un écran d'information, Frankfort 17h55... Annulé... Quoi! Annulé! Mais j'ai ma carte d'embarquement (pris sur le net il y a moins de 6h), j'ai pris mon billet il y a 1 mois, non modifiable et là, on me dit "Annulé".
Pas de panique, j'avais pu tester lors de mon aventure Nuremberg qu'il faut être réactif et aller vite voir Air France. Rebelote. Bien chauffé, j'arrive au comptoir Correspondance d'Air France, on me redirige vers un comptoir d'embarquement. Là, un pauvre gars est seul pour gérer le mécontentement de tout un avion franco-allemand. Bol, pas de queue, c'est déjà ça. "Bonjour Monsieur, je DEVAIS être sur le vol de Frankfort". Je tends ma carte d'embarquement. "Oui, Monsieur, le vol a été annulé, on ne vous a pas prévenu par téléphone?" (j'en sais rien, je suis parti du bureau et de chez moi depuis un moment. Après vérif, non, pas de coups de téléphone) "On vous a mis sur le vol de Frankfort à 20h30" Heu, mon p'tit monsieur, qu'est ce que je vais faire à Frankfort à 20h30. J'ai un train en correspondance et aucune envie de coucher à Francfort. "Ah oui, je comprends. Mais je n'ai rien d'autres à vous proposer". Illumination, d'habitude, je prends un vol pour Hannovre avec changement à Roissy et il est aussi dans ces eaux là d'horaire. Il était plein lors de la réservation il y a un mois à cause de la Foire d'Hannovre, mais qui c'est , si près, peut être reste t il une place. "Ah oui, j'ai une place sur Hannovre à 19h15, vous préférez?" Ben oui que je préfère. Non seulement, je pourrais être à destination le soir même, mais j'arriverais même une heure en avance. Après moultes manipulations informatiques me faisant craindre le pire, me voilà enregistré sur le vol d'Hannovre. Avant de laisser mon pauvre stewart à la grosse teutonne derrière moi, je lui demande la raison d'annulation... "Brit Air qui assure le vol a un problème de disponibilité de personnel". Bref, il n'y avait pas de pilote dans l'avion...
Air France ou la gestion efficace de la merde organisée...
Le reste du voyage est sans intérêt...
Le retour non plus, malgré le charme du sandwich au salami lors d'une correspondance dans la gare de Göttingen à 7h00 du mat' un samedi et les supporters de l'Eintracht Frankfurt qui vont à Berlin pour la Finale de la Coupe d'Allemagne, la caisse de 12 litres de bière sous le bras (chacun la sienne bien sûr)...
Je ne retiendrais qu'une seule citation, celle du gentil stewart d'Air France (ou l'une de ces filiales) à Nuremberg lors du vol retour à qui je demandais si on serait à l'heure vu que j'avais une correspondance aussi courte qu'à l'aller "si on vous a vendu ce billet, c'est que ça passe" Oui, mais à l'aller, c'est pas passé "Ben, c'est que ça passe pas" Ah oui, merci monsieur...
