(Mais au moins, il y a un raisonnement, ce qui est absent de 99% des articles économiques)

Prenons une somme A du budget de l'Etat.

Supposons que l'Etat dépense cette somme A, par exemple pour payer des fonctionnaires. On va donc avoir dans l'économie A €, dont une partie importante va être réinvestie dans l'économie réelle via des dépenses de consommation.

Supposons à présent, que pour des raisons d'économie budgétaire, l'Etat décide de se passer de la somme A et donc de ne pas prélever d'impots pour la couvrir. Il rend également A€ dans l'économie via de l'argent supplémentaire aux ménages. Ce qui revient donc au même dirons nous, à condition que cet argent supplémentaire ne soit pas épargné mais dépensé.

Donc l'Etat peut influencer la masse d'argent, et donc la croissance (l'argent dormant de l'épargne est toujours de l'argent qui ne vit pas, qui ne crée pas de valeur ou de richesse pour l'économie réelle, non?) en ayant une réelle politique de redistribution qui prend de l'argent dormant sous forme d'impots pour le reverser à des ménages qui le dépenseront en consommation. Voilà, une réelle politique de relance serait non pas de créer des niches fiscales à gogo (toujours mieux exploiter par les hauts revenus qui épargnent que par les autres), non pas d'augmenter des impots proportionnels type TVA (qui touchent tout le monde pareil et donc ne sont que peu redistributeurs) mais bien d'avoir une politique d'impots sur le revenu progressif réellement redistributive. Tout le reste n'est que dogme libéral

PS : pas la peine de crier, je sais que je suis en plein dogme keynésien, mais preuve est, avec la crise de 2008 et celle d'aujourd'hui, que les théories de Keynes semblent avoir pas mal d'efficacité.

PS2 : les libéraux sont beaucoup plus discrets quand les commerçants et autres entrepreneurs défendent le maintien de services publics dans une sous-préfecture ou une préfecture de département isolé. Preuve que les gens de terrain savent que les fonctionnaires participent aussi à la vie économique grace à l'argent de leurs impots.