27 septembre 2007
Ah tiens, voilà Onesta
Contrairement à ce que j'écrivais ce matin, dans une interview dans la presse d'aujourd'hui, Gérard Onesta n'exclue pas du tout une candidature à Toulouse. Mais semble très partisan d'une liste commune avec le PS, lui étant tête de liste.
Ca risque de dépendre des négociations nationales pour voir si le PS est prêt à lacher la 4e ville de France aux Verts. Il est clair qu'une liste PS/Verts avec Onesta en tête de liste serait un signe fort à l'heure de la communication verte du gouvernement avec le Grenelle de l'Environnement. Et puis finalement, ce serait un moindre risque : Onesta tente la prise de Toulouse, Cohen reste tranquille à Ramonville et le PS récupère la présidence du Grand Toulouse... à propos duquel on parle d'un agrandissement pour faire une véritable Communauté d'agglomération... en intégrant Ramonville par exemple ? ;)
Préparation des Municipales à Toulouse
Alors que les grands manoeuvres d'avant campagne battent leur plein à 6 mois des échéances, un point s'impose sur la situation toulousaine.
Rappel du contexte
Toulouse a la singularité depuis 2 ou 3 décennies de voter à gauche aux élections nationales et d'avoir un maire de droite : les Baudis d'abord puis en 2001, le Dauphin Douste qui a quitté son poste (en gardant la présidence du Grand Toulouse) pour entrer au gouvernement, laissant sa place au jeune Jean Luc Moudenc, l'homme qui semble t il a été à l'origine de l'arrivée de DB à Toulouse.
Aux législatives de 2002, pour la première fois depuis les Baudis, le maire de Toulouse, Douste, est mis en échec et envoyé au 2e tour dans la très centrale et bourgeoise 1e circo.... par un vert. La presque victoire de la gauche à cette occasion, la prise de la Région par la Gauche en 2004, le raz de marée de la Gauche aux législatives de 2007 (tous les députés de la Hte Garonne à gauche) y compris dans la 1e où le maire de Toulouse a mangé la poussière cette fois ci, aiguisent les appétits... A droite... comme à gauche...
A droite
Douste gros jean comme devant depuis l'arrivée de Nicolas à l'Elysée (faut dire que s'applique très bien l'adage : on prendra les meilleurs et la qualité n'est pas l'antériorité) rêve de revenir sur Toulouse. Mais Moudenc ne semble pas disposer à laisser la place malgré sa défaite aux Législatives. Et il a marqué des points importants dans l'aménagement de la ville depuis quelques mois avec l'ouverture de la ligne B (même si il n'y est pas pour grand'chose), la réfection de la principale artère du centre ville toulousain en supprimant 2 voies de circulation et le lancement (en tant que président du syndicat mixte des transports) du projet de tramway. Sans parler des autres inaugurations à venir. En plus, l'impact du débat sur le Grand Contournement qui commence devrait plutôt le servir sur Toulouse Intra Muros puisque son argument (à débattre) est que le Grand Contournement servira à désengorger la Rocade... Et n'oublions pas Dominique Baudis dont le mandat à la Présidence du CSA s'achève bientôt et que beaucoup à droite voient comme le Sauveur.
Dernier avatar en date : la semaine dernière, le Grand Toulouse et son Président Douste a proposé un projet de gratuité générale des transports en commun... Projet rejeté... par Moudenc et la droite toulousaine bien sûr.
A gauche
Alors, bien sûr, le PS s'y voit... mais ne sait pas avec qui...
Pour tout comprendre de la situation toulousaine à gauche, il faut revenir à l'avant 2001. Le PS est derrière François Simon, médecin généraliste très connu dans le milieu associatif. Les Verts décident de monter une liste autonome... emmenée par Marie-Françoise Mendez... opposée à la liste autonome et partisane d'une liste commune avec le PS. Les Motivé-e-s, résurgence des collectifs autour de Zebda, occupent l'aile gauche entre le PS et la LCR qui présente également une liste. Au 2e tour, fort d'avoir emmené Douste à une nouvelle session, le PS, les Verts et les Motivé-e-s fusionnent, font campagne (festive) ensemble et le PS ne pardonnera jamais à Simon cette alliance qu'il considère comme cause de la défaite et nombre de caciques du PS se disaient qu'avec une autre tête de liste, ça serait passé.
Là dessus arrive 2004 et les Régionales... où la liste Verts/Motivé-e-s/Altermondialistes (rejoints par Simon entre temps) fait 8% (et 12% à Toulouse) mais se voit refuser la fusion au 2e tour par le PS sûr de l'emporter et est donc exclu du Parlement Régional.
Aujourd'hui, qu'est ce que l'on sait?
- Martin Malvy, président de la Région et maire de Figeac dans le Lot a refusé de se présenter à la candidature pour le PS
- La gauche discute d'un accord global sur le département y compris pour les Cantonales.
- Les Verts toulousains, contrairement aux verts départementaux, se voient plutôt partir sur une liste autonome du genre de celle des Régionales
- Les Alter et Motivé-e-s sont OK pour une liste autonome (et exclut une liste avec le PS) mais pas avec une tête de liste verte
- On entend beaucoup le nom de Gérard Onesta (vice président du Parlement Européen et tarnais) pour prendre la tête de liste verte... mais à ce que je lis dans la presse, lui même hésite à venir sur Toulouse.
En fait, un seul nom semble se détacher au PS : celui du maire de Ramonville (adjacent à Toulouse) Pierre Cohen qui aurait l'immense avantage de plaire aux Verts (très engagé dans l'écologie et travaille avec les Verts depuis longtemps) voire les Alters. Et autre avantage : il libérerait la mairie de Ramonville où les Verts pourraient être tête de liste dans le cadre d'un accord global...
21 septembre 2007
Retour sur France Info (bis)
La nouvelle grille du matin se cale petit à petit. Les journalistes qui présentent la revue de presse font en sorte qu'elle ressemble de nouveau à une revue de presse (ou alors, on s'habitue).
Reste encore un gros défaut : Raphaelle Duchemin. Rien de personnel, mais elle me parait parfaitement dans la Ligne de ce journalisme spectacle qui s'en fout complétement du fond et de l'analyse mais s'attache aux détails et aux "scandales". Et pour une intervieweuse, c'est très génant.
ADN puis quota. Et demain?
En ce jour anniversaire de l'explosion d'AZF (doublement puisque c'était également un vendredi), la France retombe en pleine psychose sécuritaire et identitaire. Comme je l'ai dénoncé régulièrement au cours de la campagne, Sarkozy, non content de reprendre les idées de Le Pen pour se faire élire, les applique.
Au départ, malgré les risques de dérive dénoncés par quelques associations droitsdel'hommiste, la prise de l'ADN était réservée aux délinquants sexuels. Puis, aux criminels. Puis aux personnes impliquées dans un crime (y compris les suspects mis hors de cause). Aujourd'hui, au détour d'un amendement parlementaire que le gouvernement et le président n'ont pas commenté ni remis en cause (ce qui, au regard du comportement de l'exécutif depuis 4 mois, peut être légitimement considéré comme une approbation), ce sont les immigrés, de façon volontaire. Demain (sans doute à l'occasion de la nouvelle loi qui se prépare pour les quotas... belle exemple de ce que souhaite Sarkozy : diminuer le nombre de lois!!), ce ne sera plus volontaire mais une décision sine qua non de délivrance du visa. Et après demain, ce sera qui?
Pour reprendre une citation célèbre, quand ils sont venus chercher les juifs, je n'ai rien dit; quand ils sont venus chercher mon voisin, je n'ai rien dit; quand ils sont venus chercher mon frère, je n'ai ren dit; quand ils sont venus me chercher, plus personne n'était là pour me défendre. Et vous inciter à lire le livre Quelque chose de pourri au royaume d'Angleterre. De plus en plus d'ingrédients semblent prêts.
On pourrait aussi aborder ce point sous un autre angle : depuis quand, la filiation se résume t elle à la génétique? Raccourci d'autant plus surprenant que nous avons à l'Elysée le président le plus représentatif de cette nouvelle forme de la famille et qu'il ne s'est pas géné pour s'afficher avec ses belles filles lors de l'investiture.
Pour les quotas, contrairement à Manuel Valls qui ne sait plus quoi inventer pour se sentir novateur et exister au PS, je trouve le principe détestable et pire, complétement en opposition avec ce que Sarko semble vouloir insuffler comme esprit de l'immigration : on ne recrutera pas (le mot m'a échappé, mais il est tellement vrai) un étranger pour son amour de la France, pour son envie de partager un bout de chemin avec nous mais parce qu'il est du Sud Est Asiatique et maçon. Et parce que le quota dans ces deux catégories n'est pas atteint. En cela, effectivement, Sarko gère la France comme une entreprise...
20 septembre 2007
Rectificatif suite
Tiens, je reviens sur le paquet fiscal (voir Et moi, et moi, et moi? ). Après la mauvaise surprise de la lettre de la CAF et la bonne surprise du versement sur le compte, après un reversement exceptionnel dû au fait qu'en 2006, pour la première année, j'avais le salaire de la nounou à dégrever, voilà une nouvelle bonne surprise : Ca fait 6 ans que je possède ma maison donc je paie plein pot la taxe foncière... +50% d'augmentation du coup!
Dans l'affaire, Sarko n'y est pas pour grand'chose, soyons franc. Mais à l'heure des efforts pour tous et de la récompense pour quelqu'uns, l'impression d'être le dindon de la farce me plait moyennement...
04 septembre 2007
Eva Joly
Toujours à propos de la proposition de Sarko de ne plus ouvrir d'enquêtes sur les délits économiques sur la foi de dénonciations anonymes.
"Je ne comprends pas un pays qui responsabilise ses enfants et ses fous et irresponsabilise ses élites et cela me paraît une grave erreur et surtout une absence de compréhension de ce que veut dire la criminalité organisée et économique"
Tout est dit et je n'ai rien à ajouter
03 septembre 2007
La charrue avant les boeufs
L'Université d'Eté du PS a eu lieu ce week end. Difficile de savoir exactement ce qu'il y a eu comme débat, l'information du jour étant parasitée par la fusion politique GDF/Suez...
J'attendrais donc de recevoir des compte-rendus pour voir l'étendue des avancés.
En attendant, un élément me semble essentiel : ne pas mettre la charrue des alliances avant les boeufs des propositions. Pour être cohérent avec soi-même, pour être capable de gagner les prochaines échéances nationales face à une droite populiste dont le bilan ne pourra rapidement plus être caché par des artifices, il faut avoir une base solide. Et cette base solide, ce sont les idées. Idées dont les grandes lignes pourront alors servir à trouver un PGCD entre les futurs partenaires.
Alors le PS doit il défendre les Services Publics ou non?
Doit il défendre l'asile politique ou non?
Doit il défendre une politique fiscaliste par la redistribution?
Quelles propositions pour l'école?
Quelles propositions pour l'environnement?
Une fois ces questions résolues (et tant d'autres), il sera tant de voir avec nos éventuels partenaires qui est prêt à travailler ensemble. Non pas sur un programme intégral, mais sur un programme pragmatique. En se disant que l'essentiel est d'avoir le moins pire et que l'idéal est d'être au pouvoir pour appliquer des idées les plus proches des siennes. Pas d'être dans l'opposition pour voir des idées destructrices pour l'image que l'on se fait de la société française...
02 septembre 2007
Plus ça avance...
... plus je suis fier d'avoir fait campagne contre ce président. Sa dernière trouvaille, dans la droite ligne de ce qu'il fait depuis le 6 mai (et même avant) :
"A quoi sert-il d'expliquer à nos enfants que Vichy et la collaboration, c'est une page sombre de notre histoire, et de tolérer des contrôles fiscaux ou des enquêtes sur dénonciation anonyme? Ce n'est pas la République, cela"
C'était lors de son intervention devant le MEDEF...
Une comparaison pour le moins dans la continuité après le refus de la repentance et autres exonérations des délinquants financiers.
En attendant, la traque aux sans papiers continue... Y compris pour des gens menacés de mort chez eux. Mais il vaut mieux défendre ceux qui trichent pour se payer une piscine plutôt que ceux qui essaient de sauver leur peau.